salle de théâtre

Quels métiers peut-on exercer dans un théâtre ?

Quand on pense à un théâtre, on voit d’abord les comédiens. C’est normal, ce sont eux qui sont devant le public. Pourtant, avant qu’un acteur arrive sur scène, beaucoup de choses ont déjà été faites et pas seulement du côté artistique. Il faut que la salle soit prête, que les lumières soient réglées, que le son fonctionne, que les réservations soient suivies et que les artistes puissent arriver dans de bonnes conditions. Il reste aussi tout ce que le public ne verra jamais, alors que sans cela le spectacle aurait bien du mal à commencer.

Les métiers du théâtre sont donc nombreux. Certains sont connus, d’autres beaucoup moins. Il y a ceux qui jouent, ceux qui organisent, ceux qui montent le matériel, ceux qui accueillent et ceux qui interviennent lorsqu’un problème arrive. Dans une petite structure, les fonctions se mélangent assez vite, car une personne peut avoir un travail bien défini et finir malgré tout par donner un coup de main ailleurs. Un spectacle ne va pas attendre que chacun reste exactement dans son rôle.

On retrouve cette réalité dans les avantages et les inconvénients de travailler pour un théâtre. Il y a le côté vivant, le contact avec les artistes et les soirs de représentation, mais aussi les horaires, les changements et toutes ces petites choses qui arrivent quelquefois au mauvais moment et qu’il faut malgré tout régler.

Le comédien reste le métier que l’on remarque le plus

Le comédien est forcément le premier auquel on pense. Il est visible, il parle, il joue et porte une partie du spectacle. Mais ce que le public voit représente seulement une partie de son travail, car avant cela il faut apprendre le texte, comprendre ce que l’on doit faire, trouver le bon rythme avec les autres et répéter assez pour que tout paraisse naturel une fois devant la salle.

C’est souvent pendant les répétitions que les choses commencent vraiment à se mettre en place. Une phrase qui semblait bonne à la lecture fonctionne moins bien une fois jouée, un déplacement gêne un autre acteur ou une entrée arrive trop tôt et casse le rythme. Il faut alors reprendre, déplacer légèrement quelque chose et recommencer jusqu’à ce que l’ensemble devienne plus simple à regarder.

Le public joue également un rôle. Une salle ne réagit jamais exactement de la même manière et certaines personnes rient beaucoup plus vite que d’autres. Le comédien doit continuer avec ce qui se passe réellement devant lui. C’est aussi pour cela que la clé du succès d’un acteur ne tient pas seulement au talent. Il faut de l’écoute, de la régularité et la capacité de rester dans le spectacle même lorsque les réactions ne sont pas exactement celles qui étaient prévues.

Le metteur en scène doit rester un peu à l’extérieur

Le metteur en scène travaille avec les acteurs, mais il ne vit pas la scène comme eux. Il doit garder une vue d’ensemble et continuer à observer ce qu’un comédien ne voit pas forcément pendant qu’il joue. Une scène peut durer un peu trop longtemps, un déplacement peut cacher quelqu’un ou une lumière peut arriver au mauvais moment sans que l’acteur s’en rende vraiment compte.

L’idée artistique rencontre donc assez vite la réalité. Une entrée peut sembler très bonne sur le papier et devenir compliquée dans une salle précise, tandis qu’un décor peut prendre beaucoup plus de place que prévu une fois installé. Une lumière peut également fonctionner pendant une répétition et gêner ensuite parce que l’acteur ne se trouve plus tout à fait au même endroit.

Il faut alors modifier certaines choses, en enlever d’autres ou revenir à quelque chose de plus simple. Ce n’est pas toujours agréable quand l’idée de départ semblait bonne, mais la scène impose rapidement ses contraintes et ce qui compte finalement, c’est ce que le public voit réellement.

Le régisseur travaille souvent quand la salle est encore vide

Le public pense rarement au régisseur lorsque tout se passe bien. C’est assez logique, car son travail consiste justement à faire en sorte que la technique accompagne le spectacle sans attirer toute l’attention.

Avant la représentation, il faut pourtant vérifier beaucoup de choses. Les micros, les lumières, les branchements, les effets et les musiques doivent fonctionner au bon moment. Tout peut sembler prêt, puis on découvre qu’un micro donne du souffle, qu’une prise est plus loin que prévu ou que la musique sort beaucoup plus fort une fois la salle remplie. Ce sont de petits problèmes, mais ils arrivent souvent au moment où il reste justement peu de temps pour les régler.

Les métiers techniques les plus fréquents sont :

  • le régisseur général, qui coordonne la partie technique ;
  • le régisseur lumière, qui prépare les éclairages ;
  • le régisseur son, qui s’occupe des micros, des musiques et des niveaux ;
  • le technicien plateau, qui prépare l’espace de jeu ;
  • le machiniste, qui aide à installer ou déplacer certains décors ;
  • le technicien spécialisé lorsque le spectacle demande un matériel particulier.

Dans une grande salle, chacun a davantage son poste. Dans une petite structure, les fonctions sont souvent moins séparées et une seule personne peut gérer le son, la lumière puis venir encore donner un coup de main sur le plateau. Cela demande de connaître plusieurs choses, mais surtout de savoir passer rapidement d’une tâche à une autre sans perdre le fil de ce qui se prépare.

Le scénographe pense l’espace avant même que le décor existe vraiment

Un décor n’est pas seulement là pour être beau. Il faut aussi qu’il fonctionne dans l’espace réel. Le scénographe réfléchit à ce que le public va voir, aux déplacements des acteurs et à la place réellement disponible dans la salle.

C’est souvent à ce moment que les contraintes apparaissent. Un élément peut être très beau mais trop large pour passer par une porte, un autre peut demander beaucoup trop de temps pour être monté et un troisième peut être trop fragile pour supporter plusieurs transports. Ce sont des choses simples, mais elles prennent vite de l’importance lorsque le spectacle commence à se déplacer d’une salle à l’autre.

Le décorateur travaille davantage sur l’aspect, les matières, les couleurs et les détails. Dans une petite équipe, les rôles peuvent se mélanger et la même personne peut imaginer, fabriquer puis venir encore aider au montage le jour de la représentation.

Ce n’est pas rare. Le théâtre est souvent moins compartimenté qu’on ne l’imagine lorsqu’on regarde seulement ce qui se passe devant le public.

L’accessoiriste doit penser à tout ce que l’on remarque à peine

Un objet posé sur une table peut sembler sans importance. Pourtant, s’il manque au mauvais moment, le comédien peut se retrouver avec un vrai problème alors que la scène continue devant le public.

L’accessoiriste prépare les objets utilisés pendant la représentation. Cela peut être une lettre, une bouteille, une canne, une valise ou quelque chose de beaucoup plus particulier. Il faut parfois fabriquer l’objet, le modifier, le rendre plus solide ou au contraire prévoir qu’il puisse casser sans danger.

Certains accessoires ne servent que quelques secondes, mais ils doivent être là à chaque représentation et exactement au bon endroit. Ce qui paraît presque insignifiant prend rapidement de l’importance lorsque l’acteur attend cet objet dans une scène précise.

Le costumier travaille autant pour le personnage que pour celui qui le porte

Un costume de théâtre doit correspondre au personnage, mais il doit aussi être supportable pendant toute une représentation. L’acteur doit pouvoir marcher, s’asseoir, parfois courir et quelquefois changer de tenue très rapidement sans perdre de temps.

C’est là que l’on découvre que le costume n’est pas seulement une affaire d’apparence. Un tissu peut être trop chaud, une veste peut gêner un mouvement et une couleur peut changer complètement sous les projecteurs. Il faut souvent faire plusieurs essais et regarder depuis la salle avant de savoir si le résultat fonctionne vraiment.

Le costumier doit également réparer. Une couture peut lâcher ou un bouton peut partir quelques heures avant le spectacle. Rien de très grave en soi, mais la représentation ne va pas attendre le lendemain, il faut donc intervenir et remettre le costume en état.

C’est ce genre de détail que le public ne voit pas, mais qui fait partie de la réalité du métier.

Le maquillage et la coiffure doivent tenir compte de la scène

Le maquillage de théâtre ne se regarde pas à quelques centimètres. Le public est plus loin, la lumière change complètement l’apparence du visage et les expressions doivent rester lisibles depuis la salle.

Un maquillage peut donc paraître assez marqué dans une loge et devenir beaucoup plus discret une fois vu sous les projecteurs. La chaleur joue aussi, car les artistes bougent, les lumières chauffent et une représentation peut durer longtemps.

La coiffure pose les mêmes problèmes. Elle doit correspondre au personnage tout en restant en place pendant la représentation. Dans certains spectacles, une personne s’occupe entièrement de cette partie, alors que dans d’autres les comédiens se préparent eux-mêmes en suivant les indications données auparavant.

La billetterie travaille souvent bien avant la représentation

Avant que le public entre dans la salle, les places ont déjà été réservées et beaucoup de demandes ont été traitées. Il faut enregistrer les paiements, gérer les changements et vérifier qu’il n’y a pas d’erreur.

Cela paraît assez simple quand il y a peu de monde, mais lorsqu’une salle commence à se remplir les demandes arrivent vite. Une personne a perdu son billet, une autre souhaite changer de date et un groupe veut être placé ensemble. Il peut encore y avoir quelqu’un qui appelle peu avant le spectacle pour savoir s’il reste deux places.

Tout cela doit être réglé avant que le public arrive devant la porte, car si les informations sont mauvaises la file d’attente se forme et le problème se déplace directement vers l’accueil.

Les métiers ne sont donc pas vraiment séparés. Une erreur faite à la billetterie peut très vite devenir un problème pour la personne qui reçoit les spectateurs quelques minutes plus tard.

L’accueil est plus important qu’il n’en a l’air

Le spectateur voit souvent l’accueil avant de voir le spectacle. C’est son premier contact avec la salle et il faut à ce moment indiquer les places, répondre aux questions et gérer parfois plusieurs demandes en même temps.

Quand cinquante personnes arrivent presque ensemble, les choses changent rapidement. Certaines ont leur billet prêt, d’autres non, tandis qu’une personne cherche les toilettes et qu’une autre veut savoir si elle peut ressortir puis revenir. Il faut faire avancer tout le monde sans donner l’impression que l’on cherche seulement à faire entrer le public le plus vite possible.

Ce travail se remarque peu lorsqu’il est bien fait. Les gens entrent, s’installent et tout paraît normal, ce qui est justement le résultat recherché.

Le chargé de communication doit parler du spectacle avant qu’il existe vraiment pour le public

Un spectacle peut être excellent et jouer devant une salle presque vide s’il n’a pas été suffisamment annoncé. Il faut donc préparer les affiches, les publications, les textes et parfois les relations avec la presse.

Le chargé de communication doit comprendre ce qu’il présente, mais il ne doit pas tout raconter. Il faut donner envie sans expliquer chaque scène avant même que le public ait acheté sa place.

Le public visé change aussi la manière de présenter les choses. Un spectacle familial ne sera pas annoncé comme une pièce plus adulte, tandis qu’une proposition pédagogique demande encore un autre ton. On le voit avec la magie utilisée dans l’apprentissage des mathématiques, car il faut parler à la fois du spectacle et de ce qu’il peut apporter aux enfants.

Ce n’est donc pas seulement une question de publicité. Il faut comprendre ce que l’on propose et savoir à qui l’on parle.

Le programmateur ne choisit pas seulement ce qu’il aime

Le programmateur construit une saison et doit donc penser à plusieurs spectacles en même temps, pas seulement à celui qu’il vient de voir ou qu’il aimerait particulièrement accueillir.

Un spectacle peut être très bon et ne pas convenir à la salle parce qu’il demande trop de matériel, que la scène est trop petite ou que le temps de montage est beaucoup trop long. Il faut également regarder le budget, les dates disponibles et le public qui vient habituellement dans le lieu.

Le choix devient alors plus compliqué, car il ne suffit pas d’aimer un spectacle. Il faut aussi pouvoir l’accueillir correctement et dans des conditions qui permettent aux artistes de faire leur travail.

Il faut également éviter que toute la saison se ressemble. Théâtre, humour, jeune public, magie ou autres formes de scène peuvent se côtoyer. Certains spectacles demandent un public bien particulier, comme on le voit avec un spectacle de magie.

Il y a aussi le mentalisme. Un artiste peut demander à un spectateur de penser à quelque chose sans le dire à personne. Le public regarde, attend et cherche à comprendre comment il va pouvoir retrouver cette pensée. Mais dans une petite salle, cela ne se passe pas tout à fait comme devant trois cents personnes. Il faut que tout le monde entende les réponses, puisse suivre ce qui se passe et surtout voir la réaction du volontaire. On retrouve ce genre de situation dans cet exemple autour d’un mentaliste à Villefranche-sur-Saône. Le programmateur doit donc regarder ce que l’artiste propose, mais aussi savoir si sa salle permet réellement de présenter ce type de numéro.

Le programmateur fait donc avec ce qu’il aimerait montrer et avec ce que la salle peut réellement recevoir. Les deux ne vont pas toujours ensemble.

Le chargé de production s’occupe de beaucoup de détails

Le chargé de production intervient souvent plusieurs semaines avant la représentation. Il faut organiser la venue de l’équipe, vérifier les contrats, suivre le budget, les horaires et quelquefois prévoir l’hébergement. Mais ce travail ne concerne pas seulement les théâtres. Lorsqu’un magicien doit intervenir pendant un mariage, il faut aussi préparer sa venue. Savoir à quelle heure il pourra installer son matériel, où se trouve la salle et surtout si l’espace prévu sera réellement disponible. Car arriver avec son matériel et découvrir que les tables occupent toute la place, ce n’est pas forcément simple à régler au dernier moment. On retrouve ce genre d’organisation sur cette page.

Ce travail demande beaucoup de précision, car une mauvaise heure d’arrivée peut retarder le montage, une mauvaise adresse peut faire perdre du temps et une information oubliée peut créer un problème administratif alors que tout le reste est déjà prêt.

On retrouve généralement autour de cette organisation :

  • la direction ;
  • la programmation ;
  • l’administration ;
  • la production ;
  • la communication ;
  • la billetterie et l’accueil.

Dans une petite salle, les fonctions peuvent vite se mélanger. La même personne peut répondre aux courriels le matin, préparer un document l’après-midi et se retrouver à l’entrée le soir. Ce n’est pas forcément son travail principal, mais dans une petite équipe il faut quelquefois aller là où il manque quelqu’un.

Les principaux métiers du théâtre

Métier Ce qu’il fait Quand il intervient
Comédien Interprète un personnage Répétitions et représentations
Metteur en scène Dirige la création Pendant la préparation
Régisseur général Coordonne la technique Avant et pendant
Régisseur lumière Prépare les éclairages Avant et pendant
Régisseur son Gère les sons et micros Avant et pendant
Machiniste Installe ou déplace les décors Montage et représentation
Scénographe Imagine l’espace scénique En amont
Costumier Prépare et entretient les costumes Avant et pendant
Accessoiriste Prépare les objets de scène Avant et pendant
Chargé de production Organise la venue du spectacle Plusieurs semaines avant
Programmateur Choisit les spectacles Toute l’année
Agent d’accueil Reçoit les spectateurs Avant et après

Le tableau sépare les fonctions, mais dans la réalité cela dépend énormément de la taille de la structure. Plus le théâtre est petit, plus chacun doit souvent connaître un peu le travail des autres et savoir faire plusieurs choses.

Dans une petite salle, les rôles bougent vite

Tout peut être prévu correctement et il reste pourtant quelque chose à régler, comme une table qui manque, une rallonge trop courte ou un décor qui prend quelques centimètres de trop et bloque un passage. Ce ne sont pas forcément de gros problèmes, mais il faut les résoudre avant que le public entre.

C’est là que l’on voit le fonctionnement réel. La personne chargée de l’accueil peut aller chercher une chaise pendant que le technicien donne un coup de main ailleurs. Un artiste peut également déplacer lui-même un élément parce qu’il connaît mieux son matériel. Chacun garde son travail, mais tout le monde regarde aussi un peu ce qui se passe autour.

Cela ne signifie pas que tout est désorganisé. C’est plutôt qu’un spectacle reste vivant jusque dans sa préparation, avec ce qui avait été prévu d’un côté et ce qui arrive réellement de l’autre. Les deux ne correspondent pas toujours exactement.

Les spectacles pour enfants demandent encore une autre attention

Avec un jeune public, certaines choses deviennent plus importantes, notamment la visibilité, la durée, le rythme ou encore l’heure de la représentation. Des enfants de maternelle ne réagissent pas comme des enfants de dix ans et cela change déjà beaucoup de choses dans une salle.

Il faut donc penser au public avant même que le spectacle commence. L’accueil d’un groupe scolaire n’est pas celui d’un public adulte, car les enfants arrivent ensemble, quelquefois avec beaucoup d’énergie, puis il faut les installer avant que la représentation commence. L’artiste doit lui aussi adapter son rythme ou sa manière de parler selon l’âge qu’il a devant lui.

Ce n’est pas forcément changer complètement le spectacle. Il s’agit plutôt de comprendre qui se trouve dans la salle et d’ajuster ce qui peut l’être. Une représentation peut être excellente et pourtant moins bien fonctionner simplement parce qu’elle a été pensée pour un autre âge.

La programmation choisit donc le spectacle, la technique le prépare, l’accueil reçoit le groupe et l’artiste doit ensuite faire vivre tout cela devant les enfants. Les métiers finissent là encore par se rejoindre sans que le public s’en rende forcément compte.

Peut-on exercer plusieurs métiers dans un théâtre ?

Oui, et c’est assez courant, surtout lorsque la structure n’est pas très grande.

Un comédien peut aussi mettre en scène, un technicien peut faire le son et la lumière et une personne chargée de production peut également participer à la communication. Cela dépend beaucoup de la taille du théâtre et des moyens disponibles.

Dans une grande salle, les fonctions restent généralement davantage séparées. Dans une petite structure, la polyvalence devient vite nécessaire et elle permet aussi de comprendre un peu mieux comment fonctionne l’ensemble. Celui qui a déjà aidé au montage comprend pourquoi certaines demandes techniques doivent être données assez tôt, tandis que celui qui a déjà travaillé à l’accueil sait qu’un retard de dix minutes peut compliquer beaucoup plus de choses qu’on ne l’imagine.

On finit donc par connaître un peu le métier des autres, même sans le pratiquer réellement. Cela aide aussi à comprendre pourquoi une décision prise d’un côté peut avoir des conséquences ailleurs.

Tous ces métiers travaillent pour le même moment

Au bout du compte, tous ces métiers arrivent au même endroit. Le public entre dans la salle, s’installe et attend que la représentation commence.

Il ne voit pas les heures de préparation et ne sait pas forcément qu’un projecteur a été déplacé dans l’après-midi, qu’une réservation a dû être corrigée ou qu’un costume a été réparé peu avant l’arrivée des artistes.

Et il n’a pas vraiment besoin de le savoir, car le travail a justement été fait pour que tout paraisse normal au moment où le spectacle commence.

C’est peut-être cela qui résume le mieux les métiers du théâtre. Il y a ceux que l’on voit, ceux que l’on voit moins et ceux dont le public ignore presque complètement l’existence, mais tous participent au même moment. Il faut qu’à l’heure prévue la salle soit prête, que les artistes puissent jouer et que le spectacle puisse commencer.